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 Un cahier de prisonnier (1/12) de Andrej Koymasky

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nicowaterloo
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MessageSujet: Un cahier de prisonnier (1/12) de Andrej Koymasky   Lun 17 Nov - 18:53

Un cahier de prisonnier (1/12) de Andrej Koymasky

vendredi 13 juin 2014, 20:54 - Andrej Koymasky -


Je ne sais pas par où commencer mon histoire... peut-être par mon arrivée en prison. Ou peut-être un peu avant, quand on m'a proposé d'aller en prison.


UN CAHIER DE PRISONNIER
par Andrej Koymasky © 1994
écrit le 10 décembre 1994
Traduit en français par Eric

CHAPITRE 1
Je vais en prison pour une bonne somme

Je ne sais pas par où commencer mon histoire... peut-être par mon arrivée en prison. Ou peut-être un peu avant, quand on m'a proposé d'aller en prison.
J'étais à la recherche d'un emploi, il y avait deux ans que je faisais de petits boulots, souvent mal payés, mais que j'acceptais pour aider ma mère malade. De notre famille nous restions seuls, elle et moi. Puis elle est morte, elle aussi, et j'ai été seul. J'ai bien mes deux oncles mais nous n'avons jamais été proches et je ne les ai même pas vus à l'enterrement de maman. Maman est morte, mettant fin au calvaire de sa maladie. Et je me suis retrouvé seul. J'ai cherché un autre travail, tout en continuant celui, lourd, ennuyeux et mal payé de la distribution de tracts. J'ai répondu à plusieurs annonces, mais sans succès. J'en étais à ma nième entrevue, et j'allais sortir du bureau de ce type, quand il me dit que peut-être une de ses connaissances pourrait m'offrir une bonne possibilité de gagner beaucoup.
Bon, pour faire court, je suis allé à l'adresse qu'il m'a donnée, ce n'était pas un bureau mais une villa très luxueuse ; j'ai demandé la personne que je devais rencontrer. Un homme dans la soixantaine, le maître de maison. Il m'a posé plein de questions : qui j'étais, mes parents, ce que je faisais, qui je fréquentais... Je n'ai pas compris la raison de ses questions, mais l'espoir d'un bon travail m'a poussé à répondre. Peut-être voulait-il m'embaucher pour travailler avec lui, peut-être comme camériste dans cette villa de film d'Hollywood.
Et il finit par en venir au but, sans détour : son fils, à peine plus vieux que moi, avait fait une grosse bêtise et à présent il avait peur que la police le découvre et le mette en prison. Si j'acceptais de me faire accuser à la place de son fils, il me paierait, à partir du jour où la police m'arrêterait, une somme mensuelle notablement importante et ce pendant tout mon emprisonnement. Il disait que je serais condamné à deux, au pire trois ans de prison. Il paierait aussi l'avocat dit-il. Je devrais dire que je suis innocent, pour rendre la chose crédible, mais ne rien faire pour le prouver. Les preuves contre moi, il y penserait lui... J'hésitais. La somme était importante, mais aller en prison... et avoir un casier judiciaire... D'un côté j'étais tenté, mais de l'autre...
L'homme prit mon hésitation pour une question d'argent, alors il ajouta qu'en plus de la mensualité promise, quand la police m'arrêterait, il me ferait un virement bancaire, une seule fois, égal à une année de salaire. Je fis deux comptes : pour gagner autant d'argent, il me faudrait travailler au moins dix ans... là je ne perdrais que deux ou trois ans, disons trois... pendant lesquels je ne dépenserais rien, donc cet argent je le retrouverais en entier en sortant... pour mettre de côté une telle somme, il me faudrait une vie de travail. J'étais vraiment tenté. Pour me convaincre, il ajouta qu'il pouvait aussi m'obtenir un traitement de faveur en prison...
Je lui ai demandé comment. Il ne m'a pas répondu clairement, cette fois, mais il a affirmé qu'il "avait les contacts qu'il fallait". Je lui ai demandé pourquoi il m'avait choisi moi. Il a dit qu'il faisait confiance à celui qui m'envoyait mais qu'il avait fait enquêter sur moi... Je lui ai demandé quelle garantie j'aurais qu'il me paierait vraiment tout l'argent promis une fois que je serais en prison. Il a dit que je ne pouvais que me fier à lui... Je ne sais pas pourquoi, mais sa réponse m'a plu. Alors finalement j'ai accepté.
Je lui ai demandé ce que je devais faire. Il m'a dit d'aller parler à son avocat et de suivre scrupuleusement ses consignes. D'accord. Je vais chez son avocat. Nous parlons. Je rentre chez moi. J'attends et je me sens vraiment comme doit se sentir une personne recherchée. Passent quelques jours. Arrivent les carabiniers. Ils m'arrêtent. Interrogatoires. Procès. Témoins à charge, aucun alibi, aucun témoin à décharge. Je proteste de mon innocence et je suis condamné : deux ans et neuf mois.
Et voilà, je suis en prison.
C'est la nouvelle prison, inaugurée il y a deux ans, une prison modèle. Je me souviens avoir vu l'émission à la télé. Qui aurait dit, à l'époque, que je finirais ici, innocent et consentant ? Une prison modèle avec une petite usine en annexe pour faire travailler les détenus : réintégration sociale, qu'ils disent. Celui qui accepte de travailler, ils lui donnent même une petite paie. La cellule a quatre lits, avec toilettes annexe. Lumineuse. Deux tables, petites armoires, lits superposés. Vraiment modèle, la prison. Salle de récréation avec télé couleur, bibliothèque, cantine, terrains de jeu pour le foot, le volley et le basket, douches communes mais avec cabines...
J'ai passé l'uniforme et pris le linge personnel, ils m'accompagnent à ma cellule. Les trois qui y sont déjà lèvent à peine la tête quand le gardien m'amène et m'assigne une armoire et un lit : celui du bas vers la porte. Je range mes quelques affaires pendant que le gardien sort. Je regarde mes compagnons : l'un est couché sur le lit d'en haut à côté de moi. C'est un homme de quarante ans, il lit une bande dessinée, il a la veste ouverte sur sa poitrine nue, velue. Ses sourcils épais soulignent des yeux profonds, plongés dans la lecture. Les deux autres sont assis à table : l'un a un peu moins de trente ans, un visage d'acteur ou de modèle, je reste sous le charme à le regarder, il est d'une incroyable beauté. Son corps aussi, à ce que je devine sous l'uniforme, doit être beau. Il a le regard franc et direct. L'autre a la quarantaine aussi, une moustache soignée, les yeux pénétrants et inquiets, un corps rondelet, mais pas gros.
Il est le premier à m'adresser la parole, "Comment tu t'appelles ?"
"Alberto..."
"Combien d'années ?"
"Vingt et un ans... vingt-deux demain..."
"Combien d'années ?" insista-t-il.
"Vingt-deux ans, demain..."
"Non, balourd : tu as pris pour combien ?"
"Ah, deux ans et neuf mois."
"Tu sortiras avant nous, alors."
"Je m'appelle Lorenzo." dit le bel homme, puis il ajouta : "Lui c'est Mario et l'autre sur le lit c'est Stelvio, mais on m'appelle Renzo et lui Sté. Mario c'est Mario. Et toi ? Berto ?"
"Non... je n'aime pas..."
"Alors Alberto, d'accord. Ils t'ont expliqué le règlement, j'imagine..."
"Oui..."
"Mais il y a aussi des règles non écrites. Tu les apprendras. La première est que tu dois respecter les anciens. Et la seconde est que tu ne dois jamais être vu parlant seul avec un gardien. Ça peut être très dangereux. Les autres... tu apprendras. Qu'as-tu fait ?"
"Rien. Je..."
"Oui, d'accord : ici il y a quatre-vingt dix pour cent d'innocents. Pour quoi on t'a mis en tôle ?"
J'ai raconté le procès. Mais sans rien dire de l'accord, bien entendu. Sauf que j'étais vraiment innocent. Je crois qu'ils ne m'ont pas cru. Sauf peut-être Renzo...
Je devais faire attention à ne pas trop le regarder.
Bon, le fait est que je suis gay. Je m'en suis rendu compte à seize ans. A l'école. Il y avait un copain, pas de ma classe. Je l'admirais beaucoup, c'était un peu l'idole de l'école, parce qu'il avait déjà gagné de nombreuses médailles aux championnats juniors de ski nautique. Je l'admirais beaucoup, mais je n'avais pas encore réalisé être aussi physiquement attiré par lui, peut-être parce que sexuellement, je suis plutôt un calme. Jusqu'alors je m'étais contenté de me masturber quelques fois, sans même me faire de cinéma : c'était juste un soulagement quand ça me démangeait trop. Mais un jour, j'étais aux urinoirs aux toilettes de l'école, pendant l'heure de cours quand il est entré. Il s'appelait Guglielmo. Il vient à l'urinoir à côté de moi, il me salue, la sort et commence à pisser. Je la devinais du coin de l'œil : c'était la première fois que je voyais la sienne. Je n'étais pas vraiment curieux. Pas spécialement. Puis il l'a secouée et j'ai remarqué qu'il bougeait presque comme s'il se masturbait. Un peu surpris, cette fois j'ai regardé : il l'avait dure, belle et dressée...
Il m'a dit avec un petit sourire : "Elle te plait ?"
"Et bien... Tu en as une grosse... Plus que la mienne..."
"Oui." il dit et il se tourne un peu vers moi comme pour mieux me montrer. Je regarde. Il tend la main et touche la mienne, encore sortie du pantalon, "Mais la tienne aussi n'est pas mal." Il m'a dit. J'aime sentir ses doigts sur mon oiseau.
Lequel durcit et lui, il sourit : "Touche-la-moi, allez." fait-il.
Je tends la main et je la lui caresse.
"Branle-moi." propose-t-il encore.
"Quelqu'un peut arriver..." je dis, un peu gêné.
"Depuis la porte on ne nous voit pas. Et on les entendrait à temps. Allez, branle-moi." répète-t-il et il se met à me masturber.
Ça me plait. Je commence à le masturber.
Il me tire à lui et me dit : "Tu me plais, Alberto." et, tandis qu'on continue à se masturber l'un l'autre, il m'embrasse sur la bouche.
Je sens une grande chaleur en moi, c'est pour moi comme une révélation. Je me souviens avoir aussitôt pensé : mon dieu, que ça me plait ! Mais alors, je suis pédé !
Lui, sûr de lui, me pousse à peine les épaules et me murmure : "Penche-toi, allez, suce-la moi..." et je lui obéis, un peu déconcerté, mais volontiers.
Un bruit à la porte et nous devons arrêter. On se rhabille. On sort.
Dans le couloir, il me dit : "Après l'école, je t'attends. Viens chez moi, je veux faire l'amour avec toi."
Comme ça, de but en blanc. Ce n'était pas une demande, ni un ordre, mais simplement une affirmation. Je suis ému et, bien qu'en rougissant, je réponds oui.
En moto, je me tiens à lui, je me sens excité. Nous arrivons chez lui. Il n'y a personne. Il m'emmène dans sa chambre et on se déshabille. Sur son lit on reprend là où on a été interrompus. Et peu après il arrive à me convaincre de le laisser m'enculer. Et je me retrouve à quatre pattes, avec lui qui me l'enfile. Bien qu'il ait mis beaucoup de crème, il me fait mal, mais ça me plait beaucoup, alors je ne résiste pas. Je pense aux copines qui lui courent après et je suis fier que ce soit moi, et pas elles, qui ait ses attentions.
Avoir réalisé être gay ne m'a en rien troublé. Plaire à Guglielmo m'excite comme un fou. Il me dit que ça fait depuis le début de l'année qu'il espère pouvoir me baiser... il me dit que j'ai le plus beau petit cul de toute l'école. Il me dit qu'il veut que je sois son copain. Et moi je suis heureux.
En fait il avait juste envie de me baiser. Je me suis aussitôt senti amoureux de lui, mais je n'étais pour lui qu'un beau petit cul. Mais ça m'allait. Je me suis donné à lui à chaque fois qu'il me l'a demandé, ce qui arrivait plutôt souvent. J'aimais qu'il me prenne, j'aimais le sentir en moi et penser que j'étais à lui...
Ça a duré un an, jusqu'à ce qu'il passe son bac et entre à l'université. Puis il s'est fait un autre garçon et alors je ne l'ai plus intéressé. Pour moi ce n'était pas une vraie déception : au fond je m'y attendais. Mais il m'a manqué, après.
Si Guglielmo m'a paru beau, maintenant, en prison, Lorenzo me semblait très beau. J'étais terriblement attiré par lui. Mais je ne voulais pas qu'il le voit, et surtout que les autres le voient.
Entre Lorenzo et moi était apparu peu à peu comme une amitié et j'avais l'impression que Lorenzo se souciait de ce que je m'intègre sans problèmes dans cette communauté, petite et particulière, avec ses règles non écrites mais non moins sévères.
J'aimais le regarder quand, aux heures de promenade, languide, il s'abandonnait au soleil, apparemment absent mais les yeux vifs et le corps toujours prêt à bondir, comme une panthère dans la jungle. Je m'aperçus aussi que, bien qu'il soit assez jeune, il était respecté, voire craint, là-dedans. Il y avait des groupes dont chacun avait son leader reconnu, autour duquel gravitait sa bande. Seul Lorenzo et deux autres semblaient n'appartenir à aucun groupe. Quand je passais près de lui, dans la vaste cour, il me saluait toujours d'un geste, ce qui me plaisait beaucoup.
J'ai toujours été particulièrement sensible au sourire des autres et je peux dire que je juge les gens avant tout à leur sourire et celui de Lorenzo me faisait frémir. Bien qu'il soit, dans un certain sens, un dur, son sourire révélait une douceur cachée mais réelle, qui me donnait un grand sentiment de tendresse.
En outre, je voyais assez souvent son corps à moitié nu ou même parfois nu et ça me faisait désirer de plus en plus fortement de me lier à lui... Mais sans espoir : au mur, à la tête de son lit étaient accroché des photos de playmates court-vêtues ou nues, je savais qu'il avait une femme qui l'attendait, il était irrémédiablement hétéro.
Cela ne m'empêchait pas de le désirer, de rêver de lui, même si je faisais en sorte que nul ne puisse s'en apercevoir, surtout lui et les autres compagnons de cellule.
Il y avait les inspections, certaines de routine, d'autres par surprise, et lors de celles du matin ils nous faisaient même baisser le slip pour vérifier que nous n'avions ni armes ni rien d'interdit de caché. A ces occasions, parfois, Lorenzo avait de splendides érections qu'il montrait sans la moindre trace de gêne et qui me faisaient trembler et accentuaient mon désir.
Vite, je m'aperçus qu'il y avait là-dedans une notable activité sexuelle, dont le pivot était presque toujours les plus jeunes compagnons qui jouaient le rôle d'amant ou de véritable putain : en effet certains étaient en couple établi, surtout avec les chefs, d'autres par contre se prêtaient, de gré ou de force, à coucher avec quiconque le leur demandait.
Il y avait en particulier un garçon de dix-neuf ans, Lino, que je voyais souvent s'éloigner avec l'un ou l'autre des compagnons : étant ouvertement gay et passif, depuis son arrivée, il y a un an, il s'était facilement convaincu de se laisser mettre par tous... D'autres jeunes avaient été "convaincus" (en pratique, violés) et à présent ils subissaient l'attention de "leur homme" ou de plusieurs compagnons, mais Lino ne semblait pas subir, au contraire, il semblait être heureux de sa condition qui finalement lui valait attentions et faveurs en échange.

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