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 Un cahier de prisonnier (9/12) de Andrej Koymasky

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nicowaterloo
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MessageSujet: Un cahier de prisonnier (9/12) de Andrej Koymasky   Lun 17 Nov - 19:06


CHAPITRE 9
Lorenzo, innocent, de nouveau en prison

Lorenzo, comme j'ai dit, était magasinier pour un grand éditeur. Il était content de son travail et ses employeurs aussi semblaient contents de lui.
Il avait été promu chef magasinier adjoint et il était très fier de sa promotion, qui lui valut aussi une augmentation.
Mais un jour il y eut un gros vol à la maison d'édition. La police dit que les voleurs devaient avoir eu un complice dedans et, enquête faite, ils soupçonnèrent aussitôt Lorenzo à cause de son casier judiciaire. Lorenzo jura être innocent, mais ils l'arrêtèrent comme suspect. Dès que je l'appris, je me précipitais chez Stefano lui demander d'assurer sa défense. J'avais l'absolue certitude que mon Lorenzo était innocent. Stefano accepta.
Je ne pouvais pas voir Stefano, puisque je n'étais pas de sa famille et qu'il attendait encore son procès et cela me pesait beaucoup, mais au moins, à travers Stefano, nous pouvions nous envoyer des messages verbaux l'un à l'autre. Ne pas pouvoir le soutenir en personne, ne pas pouvoir l'épauler dans cette épreuve me donnait une impression de terrible impuissance. Et puis le procès n'adviendrait que dans plusieurs mois parce que, comme d'habitude, le tribunal était en retard.
Lorenzo était en prison pour la troisième fois et, même s'il n'était pas novice et savait se défendre, y être cette fois en étant innocent était très dur pour lui.
Et, tout comme il me manquait, je lui manquais. Après avoir été en tôle quelques temps il ne put plus tenir et quand arriva un garçon de vingt et un ans, Lorenzo le prit avec lui. C'est-à-dire qu'il le convainquit de faire l'amour avec lui et d'être son garçon. Ce dernier n'avait rien d'un saint et, bien que se disant hétéro, il avait fait le tapin pour vivre, aussi accepta-t-il aussitôt et sans le moindre problème de se faire mettre par Lorenzo.
Lorenzo le regrettait d'un côté, mais de l'autre il n'arrivait pas à se passer des prestations sexuelles du garçon, qui parait-il était bon au lit. Sa conscience le tourmentait, mais le garçon, rien que pour avoir un protecteur, ne le lâchait pas d'une semelle. Tout honteux, il voulut quand même le dire à Stefano pour qu'il me le dise, ainsi je l'ai appris. J'ai dit à Stefano de lui dire que je le comprenais et que l'important pour moi c'était juste qu'il continue à m'aimer et qu'il sache que je l'attendais. Lorenzo répondit qu'il était troublé et que s'il m'avait vraiment aimé il ne m'aurait jamais trahi avec personne, alors que... aussi se demandait-il s'il me méritait vraiment, s'il m'aimait vraiment...
J'essayais de le tranquilliser, mais à l'évidence Lorenzo allait de plus en plus mal. Des sentiments de culpabilité, de faiblesse, de solitude et d'injustice se mêlaient en lui et faisaient monter sa colère. Aussi un jour où il défendait son garçon des brimades d'un autre détenu, une rixe éclata et Lorenzo blessa gravement son adversaire. Et il fut accusé de tentative d'assassinat !
Alors, lavé de l'accusation de complicité de vol, il dut rester en tôle pour l'autre procès : il fut condamné, bien qu'à une peine plutôt légère grâce au bon travail de Stefano qui réussit à faire changer le chef d'accusation en coups et blessures : trois ans !
Après le verdict, Stefano arriva à m'obtenir un droit de visite. Je trouvais Lorenzo terriblement abattu et il se morfondait de honte devant moi. Je lui ai murmuré que je l'aimais. Il a secoué la tête. Je lui ai dit de ne pas être idiot, que je l'aimais vraiment et que de toutes façons je l'attendrai.
"Cherche-t-en un autre, mieux que moi, s'il te plait..." dit-il d'une voix étranglée.
"Je ne peux pas : je suis amoureux de toi."
"Je ne te mérite pas. Je t'ai trahi et pour ce tapin j'ai même fait une connerie. Laisse-moi tomber."
"Non, il n'est même pas question d'en parler."
"Je... vraiment, je ne te mérite pas. Tu es trop gentil."
"Ne dis pas de bêtises. On est unis désormais et on ne se quittera pas."
"Peut-être... je suis faible, tu sais... peut-être que bientôt je vais me trouver un autre garçon, ici aussi."
"Ça m'est égal. J'espère juste que ce sera un brave garçon et qu'il te donnera ce que moi je ne peux pas te donner, du moins tant que tu es ici."
"Laisse-moi tomber, Alberto."
"Non. Et si tu ne me promets pas d'essayer d'aller mieux, je poignarderai quelqu'un pour qu'on me mette avec toi en tôle et qu'on puisse de nouveau être ensemble."
Il me regarda les yeux écarquillés et il comprit que je ne plaisantais vraiment pas.
"Ne fais pas de connerie, Alberto. N'y pense même pas."
"Alors toi n'en dis pas. Tu verras que trois ans ça passe vite. Enfin... ça finit par passer."
"Et toi, pendant trois ans... comme ça. Cherche-toi un ami..."
"Je ne sais pas, franchement."
"Un comme était Paolo."
"Ça pourrait se faire..."
"Tu dois me le promettre. Si tu me le promets, moi aussi je tâcherai de bien me tenir, là-dedans, pour sortir plus vite."
"D'accord, alors je te le promets. Mais je t'attendrai, c'est clair ?"
"Pourquoi es-tu si gentil avec moi ?"
"Mais parce que je t'aime, tu ne le sais pas ?" j'ai répondu.
Il sourit à peine et murmura : "Merci..." puis il ajouta : "Mais vraiment tu mérites mieux que moi. Je n'ai même pas été capable de résister plus d'un petit mois... toi par contre tu as résisté..."
"Mais je n'étais pas en tôle. Le travail, les amis... c'est différent, non ? Je sais ce que c'est d'être là-dedans toute la journée, jour après jour, je le sais bien."
"Je t'aime, même si je t'ai..."
"Même si rien. Il me suffit que tu m'aimes. On pourra s'écrire et je viendrai te voir chaque jour de visite, je te le promets. Je ne te laisse pas seul, mais tu ne me quittes pas. On s'en sortira cette fois encore. Et après on sera encore plus heureux qu'avant."
"Ça sera encore plus dur de me trouver du travail, après."
"C'est pas dit... et puis, je suis là, non ? A quoi je sers, sinon ?"
"Tu es gentil."
"Je t'aime."
"Moi aussi je t'aime, Alberto."
"Ne le dis pas trop fort : les autres vont t'entendre." lui dis-je en souriant, heureux de sa façon de me regarder en disant m'aimer.
J'allais le voir souvent. Et on s'écrivait souvent aussi.
Lorenzo, après deux mois, me dit qu'il s'était fait un garçon tout juste devenu majeur et transféré de la prison des mineurs : le garçon avait tué son beau-père qui, ayant découvert qu'il était gay, l'obligeait à se prostituer. Il s'appelait Mimmo. Sa réputation de gay l'avait précédé et déjà de nombreux détenus se frottaient les mains dans l'attente d'une nouvelle petite pute.
Quand Lorenzo le vit, perdu, faussement sûr de lui, il éprouva de la compassion. Bon, il n'y eut pas que ça, Mimmo était aussi beau garçon et gentil. Toujours est-il qu'après quelques jours où Mimmo avait été "convaincu" de se donner à plusieurs hommes, une fois où Lorenzo allait aux toilettes il vit deux compagnons qui le prenaient, l'un par derrière l'autre dans la bouche, en même temps. Ils sourirent à peine tous les deux et Lorenzo continua comme si de rien était. Il attendit, un peu troublé, qu'ils finissent puis, quand les deux hommes satisfaits furent partis, il s'approcha du garçon qui le regarda incertain de s'il devait remonter son pantalon ou pas, et il se décida à lui parler.
"Mimmo, tu ferais l'amour avec moi ?"
"Avec toi ? Bien sûr, mais pourquoi tu demandes ? Tu n'as qu'à me prendre comme les autres, non ? Je suis déjà prêt, tu vois."
"Non, je voudrais que tu deviennes mon garçon, tant qu'on restera ensemble. Rhabille-toi, maintenant."
"Ton garçon régulier, tu veux dire ?"
"Oui, bien sûr."
"Ça me plairait, c'est sûr, mais les autres..."
"Ils me respectent, alors ils te respecteront aussi."
"Oui, je sais que tu as fait couler le sang de quelqu'un qui avait touché ton garçon. Et pourtant tu n'as pas l'air d'un dur, malgré ta réputation. Et tu me demandes même si je veux être ton garçon au lieu de me prendre et c'est tout."
"Personne n'est un objet."
"Oh, j'ai l'habitude d'en être un, maintenant. Avant aussi, à la prison des mineurs... le fait que tous sachent que je suis gay me mettait automatiquement à la disposition de tous. Tu sais comment ça se passe, là-dedans, hein ?"
"Je le sais trop bien. Alors, tu acceptes ?"
"Tu n'as jamais baisé avec moi, comment sais-tu si ça te plaira ? Tu me plais, tu es sacrément bien bâti."
"Toi aussi tu me plais. Je crois qu'on sera bien ensemble. Tant que ça durera, au moins."
"Bien, on peut essayer. Je ferai tout pour que tu ne regrettes pas de m'avoir pris comme garçon. Et puis, tu me plais vraiment, tu es un des plus beaux mecs, là-dedans : j'aime l'idée que tu veuilles me prendre. Pourquoi ne me prends-tu pas tout de suite ?"
"Sûrement pas ici, aux toilettes : c'est trop sordide. Je te veux dans mon lit, plutôt. Si tu le veux aussi, je pense pouvoir te faire transférer à ma cellule."
"C'est sûr que je le veux." Lui répondit Mimmo, content.
Et ils se sont mis ensemble. Et les autres prirent acte que Mimmo était à présent le garçon de Lorenzo et aussitôt toute prétention sur lui cessa. Mimmo, en plus d'être toujours prêt et heureux de coucher avec Lorenzo, joyeux et souriant, se mettait en quatre pour lui, dans mille petits détails quotidiens. J'étais content pour Lorenzo, qui me racontait toujours tout et qui, grâce aussi à l'attention complète du garçon, était à présent un peu plus serein.
Quant à moi, j'ai attendu Lorenzo un an. Puis un jour j'ai rencontré, chez des amis, un garçon de vingt-sept ans, un de moins que moi. Assez beau, mais surtout sympathique. Je me suis aussitôt senti attiré par lui et il sembla aussi s'intéresser à moi. On a commencé à se voir, à s'appeler. Il s'appelait Gaetano et il était cameraman à la télé.
Un moment j'ai réussi à ne pas lui donner trop d'importance, mais c'était de plus en plus dur et aussi il s'est mis à me faire une cour assidue. Alors je lui ai parlé de Lorenzo et dit que je l'attendais et que je n'avais absolument pas l'intention de le quitter. Gaetano m'a répondu que ça lui allait aussi de faire un bout de chemin ensemble, parce qu'il était vraiment dingue de moi.
J'étais partagé, mais j'ai fini par céder.
C'est arrivé un dimanche où il déjeunait chez moi. Après le repas, lui qui jusque là ne m'avait jamais touché, voulut m'aider à faire la vaisselle mais, pendant que je lavais et que lui, derrière moi, prenait la vaisselle et l'essuyait, soudain il a passé son bras autour de ma taille et m'a attiré à lui et m'a embrassé sur le cou. J'ai senti son érection presser contre moi.
"Non, Gaetano, s'il te plait..." j'ai dit en tremblant à ce contact qui, à dire vrai, m'avait manqué et me plaisait.
"Tu me plais trop... laisse-toi aller. Je ne veux pas t'enlever à ton beau Lorenzo. On a été clairs, non. Laisse-toi aller."
Soudain je me suis senti comme vidé : ce contact était trop agréable et il me plaisait. J'ai cessé de résister. J'ai essuyé mes mains pendant que les siennes se glissaient sous ma chemise et me caressaient la poitrine. Je me retournais entre ses bras et nos bouches se réunirent et son érection frottait maintenant contre la mienne à travers le tissu de nos pantalons. J'étais tout en feu. Honnêtement je ne saurais même pas dire lequel des deux soutint l'autre jusqu'au lit, qui commença à enlever les habits de l'autre, qui le premier suça le membre de l'autre, je sais juste qu'on fut vite enlacés dans un soixante-neuf passionné et que je sentais ma tête tourner vertigineusement, comme si j'étais ivre. J'étais comme altéré, je me sentais voulu et je le voulais. Quand presque ensemble nous avons commencé à titiller chacun le trou de l'autre et avons compris avoir tous deux le désir tant de prendre l'autre que d'être pris par lui, nous nous sommes donnés l'un à l'autre sans plus hésiter.
"Je te veux, Alberto." murmura-t-il avec douceur.
"Oui..." j'ai murmuré, excité.
Docile, je me laissais mettre en position et j'accueillis son sexe frémissant en le sentant s'enfoncer en moi avec de plus en plus de plaisir.
J'ai vu son sourire s'accentuer, radieux, pendant qu'il me prenait : "Oh, Alberto... je désire ça depuis si longtemps. Dis, ça te plait, hein ? Moi j'adore... qu'est-ce que tu ressens ?"
"Tu es fort... c'est trop bon... j'en avais besoin..." je haletais en proie au délire des sens.
"Oui... tu sens ? Je suis tout en toi..."
"Je la sens... elle est grosse, c'est bon... allez... baise-moi..."
"Ouiii..." dit-il et il se mit à bouger en moi, d'avant en arrière, à un rythme lent mais fort. Quand il allait atteindre l'orgasme, il s'arrêta et se dégagea lentement : "Je ne veux pas encore jouir... prends-moi toi à présent ... mais ne jouis pas... On doit jouir l'un de l'autre longtemps... très longtemps.... Allez, mets-la-moi..." dit-il le souffle court et il s'offrait à moi. J'ai plongé en lui et l'ai pénétré en quelques coups décidés. Il gémissait, content et s'agitait sous moi. "Oh, Alberto, que c'est bon : tu en avais envie, tu aimes ?"
"Oui... j'en avais besoin... tu es étroit, chaud... j'en avais vraiment besoin... autant de prendre que d'être pris..."
"Moi aussi, avec toi."
Ce "avec toi" me fit très plaisir et je n'ai pas réalisé sur le moment que c'était une véritable déclaration d'amour. Lorenzo, quand je lui ai parlé de Gaetano, parut content. Il voulut savoir comment ça avait commencé, comment on faisait l'amour et je lui racontais tout, parce que je ne voulais pas de secrets avec lui, et je n'avais pas de fausses pudeurs. Lui aussi, d'ailleurs, me disait tout de sa relation avec Mimmo, dans les moindres détails : cela nous donnait l'impression de pouvoir partager quelque chose bien qu'on soit forcés d'être séparés.
"Mimmo profite de toute occasion pour s'accroupir devant moi me la sortir et me sucer. Ou aussi, parfois, pour descendre son pantalon et m'offrir son petit cul. Mais il ne veut jamais que je jouisse, il veut pouvoir me faire jouir la nuit, quand je peux le prendre dans mon lit. Tu sais, on est arrivés à se faire mettre dans la même cellule. Il est bon et chaud, il sait me faire jouir. Et pourtant tu me manques sacrément, toi."
"Toi aussi tu me manques."
"Gaetano, il baise bien ?"
"Oui..."
"Mieux que moi ? !"
"Non, parce que toi, en plus, tu me donnes ton amour."
"Mais il te donne du plaisir ?"
"Oui, beaucoup..."
"Il en a une grosse ?"
"Comme la tienne, à peu près. Mais je voudrais la tienne."
"Tu penses à moi ?"
"Tout le temps. Même quand je fais l'amour avec Gaetano, je ferme les yeux et je rêve d'être dans tes bras. Gaetano sait qu'il n'est qu'un substitut et rien d'autre, pour moi."
"Moi, parfois, quand on couche ensemble la nuit avec Mimmo, il m'arrive de l'appeler Alberto."
"Et ça ne lui fait pas mal ?"
"Non, il sait que je suis amoureux de toi. Il ne dit rien, il est gentil. Quand je lui parle de toi, il m'écoute en souriant et me dit qu'il espère trouver un jour quelqu'un qui l'aime comme nous nous aimons tous les deux. Il lui reste un paquet d'années à faire, lui. Va savoir si, quand je sortirai, il en trouvera un autre pour le protéger."
"Il te plait, Mimmo, n'est-ce pas ?"
"C'est un chouette garçon, je l'aime bien. Et pourtant ce n'est rien à côté de toi."
"Si tu ne m'avais pas moi, tu pourrais tomber amoureux de lui ?"
"Peut-être pas, mais je ne sais pas. Et toi avec ton Gaetano ?"
"Peut-être, oui, mais il n'y a pas de risque, tant que tu es là..."
"Tu ne te lasseras pas de m'attendre ?"
"Impossible..." j'ai répondu avec un doux sourire et il a un peu rougi, ravi.
Puis il a dit, dans un filet de voix : "Je t'aime vraiment, tu le sais ?"
"Oui, je le sais. Et moi aussi, je t'aime tant."
"Le temps ne passe jamais, là-dedans, sans toi."
"Je voudrais être ici aussi, moi, avec toi."
"Non. J'aimerais mieux être moi dehors avec toi." répliqua-t-il et on a ri.
Ça m'a fait plaisir de le sentir moins triste, de le voir sourire et parfois même rire.

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Un cahier de prisonnier (9/12) de Andrej Koymasky
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