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 Un cahier de prisonnier (10/12) de Andrej Koymasky

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nicowaterloo
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MessageSujet: Un cahier de prisonnier (10/12) de Andrej Koymasky   Lun 17 Nov - 19:07


CHAPITRE 10
Une attente mutuelle

En prison Lorenzo allait au gymnase et il suivait les cours scolaires, au moins pour passer le temps. Il travaillait aussi dans un atelier. Mimmo le suivait partout. Un jour j'ai dit à Lorenzo que j'aurais aimé rencontrer Mimmo et que j'avais apporté un gâteau pour lui.
"Il sera content. Il ne reçoit jamais de visite, lui. Il est vraiment seul au monde. Pourquoi ne lui écrirais-tu pas, parfois ?"
"Oui, bien sûr, je peux faire ça."
"Fais-le. Il se sentira moins seul."
"Tu as de l'affection pour lui, n'est-ce pas ?"
"Oui. J'ai un ami ici qui a pris perpette. Mais c'est un brave homme et je crois que Mimmo lui plait. Alors j'ai pensé le confier à lui, quand je serai libéré. Je ne veux pas qu'il redevienne la putain de tous. Il ne le mérite pas."
"Il n'y en a plus pour si longtemps avant que tu sortes."
"Peut-être même moins de ce que je devrais... tu sais, bonne conduite et toutes ces conneries. Mais c'est toujours trop."
"Je sais."
"Gaetano acceptera de me laisser la place ? comme Paolo ?"
"Bien sûr. Il n'a pas le choix, d'ailleurs. Le marché était clair et il sait que je t'aime."
"Et s'il avait changé d'idée ? Moi il me semble, à ta façon de parler de lui, que Gaetano est amoureux de toi."
"Non, je ne crois pas... et puis moi je ne le suis pas de lui. On est bien, pour l'instant, mais il ne pourra jamais prendre ta place."
"Peut-être l'espère-t-il." dit Lorenzo en me regardant dans les yeux et je sentis qu'il y avait là plus qu'une peur.
Je n'ai rien dit, mais j'ai repensé aux mots de Lorenzo.
Alors, quand j'ai retrouvé Gaetano, j'ai affronté la question avec lui : "Gaetano... mais toi, tu éprouves quoi pour moi ?"
"Tu me plais."
"Oui, je sais, mais... il y a autre chose ?"
"Quoi d'autre ?"
"Tu ne serais pas amoureux de moi, par hasard ?"
Il nia, mais il était gêné.
Alors j'ai insisté. "Bon, tu es devenu de plus en plus important pour moi." finit-il par avouer.
"Mais tu sais bien que je suis amoureux de Lorenzo, hein ? Et qu'il va bientôt sortir, s'ils lui accordent la bonne conduite. Et qu'alors tout devra prendre fin entre nous."
"Ben, ce n'est pas sûr."
"Si, Gaetano, c'est sûr. Tu me plais, si je n'avais pas Lorenzo je pourrais même tomber amoureux de toi, mais... tu sais bien..."
"Oui, je sais bien, même si..."
"Alors il vaut peut-être mieux qu'on se quitte tout de suite." j'ai proposé quand j'ai compris qu'il gardait espoir que je reste avec lui quand Lorenzo serait sorti.
"Maintenant ? Mais pourquoi ? On a encore quelques mois, non ?" dit-il, inquiet, blessé et c'est justement son ton qui renforça mon idée.
"Ce serait peut-être plus simple. Au moins pour toi."
"Mais je..."
"Gaetano, si tu n'étais pas amoureux de moi... Je n'avais pas compris, j'étais aveugle. Mais Lorenzo l'a compris en m'écoutant."
"Tu lui dis tout, même sur nous deux ?"
"Bien sûr, je ne pourrais pas faire autrement. Pour moi Lorenzo est tout, il est plus important que n'importe quoi, même que moi. Comment pourrais-je ne pas tout lui dire ?"
"Et... il n'est pas jaloux pour moi ?"
"Non, parce qu'il sait que je l'aime vraiment."
"Heureux homme. J'aurais voulu te connaître le premier."
J'ai compris ce qu'il voulait dire et j'ai senti de la compassion, mais en moi se renforçait la décision de mettre fin à notre relation. Et je regrettais de lui avoir donné trop d'importance. J'ai réalisé qu'ainsi je le blessais maintenant et j'en étais navré. Je le lui ai dit.
Mais il m'a répondu : "Non... au fond tu as toujours été clair, mais... c'est moi qui me suis fait l'illusion de pouvoir te conquérir. Au fond c'est moi qui n'ai pas été honnête avec toi, je voulais te prendre à lui. Et j'ai échoué." Dit-il d'un ton amer.
"Tu es fâché contre moi ?"
"Non... c'est toi qui pourrais l'être contre moi, maintenant que je t'ai avoué..." dit-il sans avoir le courage de me regarder dans les yeux.
"Non, je ne suis pas fâché contre toi, Gaetano. Mais je crois vraiment qu'il vaut mieux qu'on cesse de faire l'amour, toi et moi."
"Si tu le crois. Mais tu me manqueras."
"Tu en trouveras un autre, qui pourra t'aimer."
"Oui..."
J'entendais la tristesse dans la voix de Gaetano, sincèrement, je regrettais pour lui, mais je n'avais pas le choix.
Quand je l'ai dit à Lorenzo, il en a pris acte, d'un air tranquille en apparence mais j'ai senti qu'en fait il en était content. Quelques jours plus tard c'était lui qui me disait qu'il avait fait se mettre ensemble Mimmo et l'homme à qui il pensait et que donc entre Mimmo et lui c'était fini. Mais il m'a demandé de continuer à lui écrire et à lui apporter quelque chose.
"Quand je serai dehors, on lui écrira ensemble et on lui enverra un colis de temps en temps : il faudrait que tu voies ce qu'il est heureux, à la distribution du courrier, quand il reçoit tes lettres. Il me les fait toujours lire. C'est un garçon très bien."
"Tu as fait beaucoup pour lui..."
"Lui aussi, pour moi."
"Il ne va pas te manquer, le temps qui reste ?" je lui demandais.
"Je ne crois pas plus que Gaetano à toi. Je compte les jours."
"Ils ont dit quand tu sortirais ?"
"Pas encore précisément, mais le directeur m'a dit qu'il m'avait demandé une libération pour bonne conduite et que je devrais l'obtenir. Du moins c'est ce que dit le directeur."
"Croisons les doigts."
"Oui. J'ai très envie de toi."
"Tu sais, j'ai demandé à Paolo s'il pouvait rappeler le garçon qu'on a pris une semaine au kiosque, quand tu sortiras : comme ça on pourrait partir faire un petit voyage, toi et moi tout seuls."
"Une lune de miel ?" demanda Lorenzo, joyeux.
"Oui, tout à fait. Je crois qu'on en a besoin tous les deux."
"Où tu m'emmènerais ?"
"Je pensais à une croisière."
"Super... Où ?"
"Que dis-tu des îles de la mer Egée ?"
"Oui... Mais après il faudra que je trouve du travail et cette fois ce sera une autre paire de manche."
"J'ai pensé : les affaires vont bien au kiosque. Tu pourrais travailler avec moi, non ?"
"Mais alors on devrait se relayer et on serait peu ensemble."
"Pas moins que si tu travaillais ailleurs, de toutes façons. Et j'ai même pensé que, à quatre, on pourrait rester ouvert toute la journée : nous serions le seul kiosque ouvert vingt quatre heures sur vingt quatre, et les affaires devraient bien marcher."
"Oui, peut-être : si je n'arrive à rien trouver d'autre, ça pourrait être une solution. Mais d'abord, notre lune de miel."
"Tu es content ?"
"Quand je serai enfin de nouveau avec toi, je serai content, quoi qu'on fasse et n'importe où, crois-moi !"
"Et Mimmo ne te manque pas, à présent ?" je lui demandais encore.
"Et Gaetano à toi ?" demanda-t-il avec un sourire gentil.
"Non. C'est toi qui me manques."
"Pareil pour moi. Tu ne peux pas te douter de ce que tu comptes pour moi."
"Oh si que je peux !"
"Vraiment ?"
"Bien sûr. Autant que toi pour moi, mon amour." Je lui murmurais.
Il me regarda les yeux rieurs et heureux et il murmura : "Tu sais que je bande, maintenant ? Si seulement on pouvait se toucher !"
"On pourra bientôt."
Moi aussi j'étais très excité : il me suffisait de le voir pour le désirer et ça me faisait plaisir de savoir que je lui faisais le même effet et je sentais que j'étais vraiment à lui et lui vraiment à moi malgré les aventures qu'on avait pu ou qu'on pourrait avoir tous les deux. J'aurais voulu pouvoir l'embrasser, même là, devant tous les autres.
Parfois j'étais si surpris de mon bonheur et de ma chance d'avoir rencontré Lorenzo que je me demandais, presque craintif, le temps que ça pourrait durer. Les bonnes choses ne durent jamais toujours. Bon, mais par chance les mauvaises non plus.
Arriva enfin le jour de la libération de Lorenzo. Cette fois il savait que j'irais l'attendre avec Stefano. Quand il est sorti de prison, je suis sorti de la voiture de Stefano et je suis allé à sa rencontre. On s'est enlacés, fort. Puis on est montés dans la voiture et Stefano nous a conduit chez nous. Nous étions assis sur la banquette arrière, main dans la main, les doigts entrelacés, heureux de pouvoir enfin nous toucher. Stefano ne voulut pas monter chez nous : il se doutait qu'on voulait être un peu seuls, mais il dit qu'il passerait nous prendre le soir pour dîner ensemble chez lui, avec Paolo.
Nous sommes montés chez nous. La porte se refermait à peine dans notre dos que nous étions étroitement enlacés à nous embrasser longuement, assoiffés l'un de l'autre. C'était splendide de ressentir enfin à nouveau l'intensité de notre désir mutuel. Je sentais ses mains me chercher sur tout mon corps, m'explorer comme à la recherche de sensations familières dont si longtemps il n'avait pu jouir ni me faire jouir. C'était vraiment magnifique d'être dans ses bras, de le serrer dans les miens, de sentir son excitation monter à l'unisson de la mienne.
"Tu m'as manqué à la folie !" il m'a murmuré.
"Toi aussi, tu m'as terriblement manqué." j'ai répondu et le bonheur que j'ai ressenti à être enfin de nouveau dans ses bras fut tel que j'eus envie de pleurer.
"Viens..." dit-il en me menant à notre lit. Je l'ai suivi comme en transes, en extase à sentir que l'intensité de son désir était au moins aussi forte que celle du mien.
On s'est débarrassés de nos habits et il m'a renversé sur le lit, il est venu sur moi, m'a couvert de son corps, m'a serré et embrassé avec une passion brûlante. J'ai passé les jambes autour de sa taille en muette et complète offre de moi. Il a compris mon désir, suivi mes mouvements, et s'est placé pour que son membre, dressé et fort, commence à fouiller entre mes petites fesses, à la recherche du trou palpitant. Je l'ai senti le trouver, s'y installer, commencer à pousser, à me dilater et j'ai lâché un petit soupir heureux, fermant les yeux pour l'apprécier.
Sans cesser de faire son chemin en moi, il m'a caressé une joue et m'a murmuré : "Ouvre les yeux, je veux y lire ton amour, ton désir, ton plaisir d'être de nouveau avec moi."
Je m'exécutais et j'ai vu son regard lumineux, chaud et doux se fondre dans le mien, et son beau sexe reprenait possession de ce qui l'attendait, plongeant en moi avec tendre vigueur.
"Mon dieu ce que je t'aime, Lorenzo !" ai-je murmuré.
"Moi aussi, Alberto. Tu es ma vie. Jamais personne ne pourra te remplacer dans mon cœur."
"J'aime te sentir de nouveau en moi."
"Oui... mais moi aussi, après... tu me le promets ?"
"Tout ce que tu veux, mon amour. Tu sais que je suis tout à toi, non ? Tout et à jamais."
"Je le sais. Tu me l'as prouvé de toutes les façons possibles. Que serais-je maintenant, sans toi ?"
"Et moi, alors ?"
"Je t'adore..." murmura-t-il.
Et on a fait l'amour sans plus de mots : nos corps parlaient pour nous.

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