Histoires Gays

Nous écrivons pour vous des histoires gays, mais vous pouvez aussi écrire vous-même.Nous serons donc heureux d'échanger des histoires gays, et même d'autres si vous le voulez... Installez-vous, vous êtes chez vous !
 
AccueilFAQS'enregistrerConnexion
Si vous désirez lire nos histoires, inscrivez-vous donc, et vous pourrez le faire avec plaisir, car là, vous ne voyez qu'une partie du forum, ouverte à tous. Pour nous lire vraiment, il faut être MEMBRE... Gaikoala, et son équipe.

Partagez | 
 

 L'homme sous le tilleul 1

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Admin
Admin
avatar

Masculin Balance Dragon
Messages : 1416
Date de naissance : 10/10/1952
Date d'inscription : 11/11/2008
Age : 65
Localisation : Bruxelles - Belgique

MessageSujet: L'homme sous le tilleul 1   Ven 13 Fév - 21:30

Nous étions de retour pour les vacances dans ce charmant petit village de Puymeras, à la limite entre le Vaucluse et la Drôme.
Nous allions passer tout le mois de juin et la première semaine de juillet dans les bras de ma belle Provence, le premier jour, j’avais déjà repris mes habitudes, l’après-midi vers quinze heures, quand le soleil devenait moins brûlant, j’allais balader seul sur les chemins des vignes et dans la garrigue .
La beauté de la Provence me fascinait, j’adorais la luminosité de ce ciel d’un bleu si pur qui donnait tant de vie au pays.
Autour de moi, tout n’était qu’émerveillement, lors de mes promenades, j’étais curieux de tout, pas une chose de la belle n’échappait à mon regard, tout ici bas n’était que du bonheur pour moi.
Ce jour là, je pris le chemin de terre entre vignes et abricotiers, pour me rendre au vieux cabanon.
Combien de fois ne m’étais-je assis sur le muret de pierres blanches pour le contempler tout en rêvant qu’il était mien, et qu’après l’avoir restauré, il était devenu mon coin de paradis dans ce pays.
Mais comme toujours, je quittais mon rêve, un peu mélancolique pour reprendre ma route pour montant vers le champ d’oliviers, ce champ était bordé par la garrigue, de cet endroit la vue était panoramique sur les alentours, en contrebas s’étendait les terres du quartier des Roches, terres autre fois domaine d’un châtelain.
Puis au loin les vignes de Puymeras avec sur la colline le village dominé par le clocher de son église, un peu sur la droite le village de Faucon protégé par ses Rampart et son donjon et là-bas au loin le géant de Provence avec son sommet pelé, toutes ces perles étaient serties dans un écrin de verdure et de roche don de l’orfèvrerie de dame nature.
Je repris ma route la tête pleine de ces magnifiques paysages si chère à mon cœur.
Quand soudain, j’entendis une voix qui semblait s’adresser à moi, « je te regarde depuis que tu monte le chemin des oliviers ! Tu as la tête qui tourne dans tous les sens, tu me fais penser à un phare qui balaye la mer, et ton regard se pose partout, tu dévores des yeux le moindre petit coin de mon pays, je crois que la belle te charme et te fait battre le cœur ».
Surpris, je vis un homme adossé à l’ombre d’un tilleul où il semblait prendre un peu de repos, « Bonjour ! C’est vrai que je suis amoureux de votre pays, chaque fois que je reviens à Puymeras, je redécouvre tout avec le même bonheur ».
- Moi, cela fait plus de soixante ans que je vis ici et je suis comme toi toujours sous le charme de la belle, d’ailleurs je n’ai jamais quitté mon village.
Je m’accroupi sous le tilleul, et je me mis à parler avec lui, j’aime le parlé des gens du pays, quand ils parlent c’est presque comme un chant, les mots s’envolent de leur bouche avec cet accent Provençal qui traine tranquillement sur chaque mots comme des notes de musique.
- tu es en vacances dans le coin ?
-oui ! Cela fait cinq ans que nous louons un gîte chez les Baumont et Corter.
Ah oui, chez Rémy et Fanny ! Je connais bien ces gens, le Rémy est d’une des plus vieilles familles du village, nous nous connaissons depuis l’enfance.
J’aime la simplicité, la convivialité des gens du pays, ce vieux monsieur me parlait comme s’il me connaissait depuis toujours m’entraînent dans une conversation où il me contait sa vie à Chaumalet, je l’aurai écouté des heures, charmé pas sa jovialité.
Il retira son chapeau de paille, sortit un mouchoir de la poche de son pantalon et s’épongea le front, puis s’essuya le cou.
Je regardais cet homme au visage rond, aux rides burinées par le soleil du midi, ses cheveux blancs amplifiaient la couleur de sa peau teintée par l’astre de feu.
Il faisait partie de ces hommes que la vigne n’avait pas desséchés, il était corpulent et rondelet, j’aurai volontiers fait plus que de parler avec lui, depuis toujours les hommes ronds m’attiraient.
- Tu aimes les fruits ?
- Oui beaucoup.
- tu veux un panier de cerises que je viens de couper ce matin ?
- Oui ! Je veux bien, mais je n’ai pas d’argent sur moi pour vous payer.
Revenir en haut Aller en bas
http://gaykoala.skyrock.com/profil/
 
L'homme sous le tilleul 1
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Un homme vole 88 sous-vêtements à sa voisine
» La forêt tasmanienne, une forêt qui disparaît sous l'appétit de l'homme
» homme né sous x le 9/08/84 à Montreuil
» cacher les poches sous les yeux!!????
» Sous-marin DORIS disparu 8/5/1940

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Histoires Gays :: "Marcellin"-
Sauter vers: