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 L'homme sous le tilleul 9

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MessageSujet: L'homme sous le tilleul 9   Ven 13 Fév - 21:45

Alors qu’il les posait un par un, d’un geste malicieux je saisi son service trois pièces sans m’y attarder, je le quittai en riant.
- Oh bonne mère ! C’est qu’il abuserait de moi ce coquin.
Il descendit de son escabeau de fortune en riant et me prit par l’épaule.
- Tu vois mon petit ! Pourquoi je te veux près de moi, pour partager tous ces petits bonheurs qui éclaboussent de joie une vie. Viens, allons rejoindre Marie.
Elle était à la cuisine à préparer le repas, quand elle nous entendit, elle vint sur le seuil de la porte.
- Vous pouvez vous installer, dans un petit quart d’heure la cuisson sera finie et nous pourrons manger.
Félicien servit le vin, Marie vint nous rejoindre et pendant que nous prenions l’apéro, Félicien nous dit, « J’ai vu l’ami Toine ce matin, il passera demain en fin d’après-midi pour vous remettre prix pour la salle de bain ».
- C’est bien, comme cela nous saurons le budget que nous devons encore prévoir pour la cuisine et cette salle de bain... lui répondit ma femme.
- Oh ! Ne te frappe pas pour le prix, je ne crois pas qu’il va vous bouffer les sous, c’est un ami de longue date ce Toine, c’est lui qui a fait tous les travaux à la maison. Tant que j’y pense, tu viens avec moi tailler la vigne demain matin Marcel ?
- Oui Félicien, prend le avec toi, comme ça je serai tranquille pour faire le nettoyage du gîte, car à force de venir ici je n’y ai plus fait grand-chose là-bas et après je remonterai préparer le souper ici.
- Tu vois ! Comme elle me chasse, je suis bien obligé de t’accompagner, je n’ai pas le choix.
- Cela ne nous prendra que la matinée, mais mon ami ! Départ à six heures.
Quand on prit congé de Félicien pour redescendre au gîte, par les vitres baissées de la voiture l’air chaud de la nuit s’engouffrait dans l’habitat, entraînant avec lui les senteurs de la lavande et du genêt.
Marie à haute voix dressait la liste des choses que nous pourrions emporter de chez-nous pour équiper la maison sans oublier les achats que nous devrions faire sur place, dés qu’elle s’arrêtait pour chercher ce dont nous aurions encore besoin, on entendait le chant des cigales.
Elle rêvait déjà de nos séjours heureux dans cette demeure, mais moi, mes pensées secrètes indissociables de ce bonheur avaient un nom ‘’ Félicien’’
Le lendemain, quand le réveil sonna à cinq heures, je me sorti du lit, pris une douche pendant que le café passait, je m’habillai sans me raser, avalai mon café noir et prit la route pour me rendre chez Félicien à pied.
Dieu, que j’aimais ce pays, il m’apportait la sérénité et le repos de l’esprit, et en bonus j’y avais trouvé l’amant amoureux de mes rêves.
En marchant vers lui je me remémorai ces mots qu’il n’avait dit, «tu sais mon petit, les sentiments du cœur sont les plus beaux, et quand dans la vie, ils frappent à votre porte, il vaut mieux leur ouvrir car ils peuvent ne jamais revenir ». Il avait raison le Félicien, car moi j’avais attendu soixante deux ans avant qu’ils ne frappent à ma porte.
En débarquant dans la cour, Félicien était attablé sous le catalpa, le bol de café au lait dans la main.
- Hé bien ! Tu es à l’heure, pas trop dur de se lever si tôt pour un homme de la ville?
- Mais mon bon monsieur, je ne reste jamais tard au lit, dés six heures au plus tard six heures trente je suis debout.
- Bon ! Comme tu es là, on peut y aller la remorque est chargée.
On quittait la ferme pour prendre un chemin sinueux qui montait en pente raide vers la garrigue, secoué comme un prunier par les cahotements du tracteur, là, j’étais bien éveillé et par l’altitude que nous prenions, mon regard se perdait dans les vignes; ça et là un champ d’oliviers venait se fondre dans la palette des verts de la vigne chatoyant sous les premiers rayons du soleil.
Félicien arrêta le tracteur près d’un petit cabanon.
- Voilà ! Nous allons mettre notre repas et le vin à l’intérieur, tu vois, ce cabanon est le seul coin d’ombre dans toute la vigne, alors quand le soleil tape, je viens y prendre un peu de fraicheur.
Il ouvrit la porte, sur une petite pièce qui baignait dans la pénombre, seul deux minuscules meurtrières diffusaient un faible faisceau de lumière, gardant la fraîcheur en ces murs épais de pierres sèches.
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L'homme sous le tilleul 9
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