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 Un cahier de prisonnier (5/12) de Andrej Koymasky

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nicowaterloo
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MessageSujet: Un cahier de prisonnier (5/12) de Andrej Koymasky   Lun 17 Nov - 19:00

CHAPITRE 5
Mon kiosque et mon histoire avec Paolo

Je me mis à travailler au kiosque. C'était prenant mais pas difficile. On ouvrait le matin à sept heures et on fermait le soir à neuf heures : quatorze heures d'affilée. On passait les commandes par téléphone ou par lettre, sur des imprimés des messageries. J'ai appris à rendre les invendus, à présenter les revues et à faire attention aux petits voleurs qui essaient d'en voler... Bien sûr, m'a dit l'ancien propriétaire, à deux c'est mieux. Avant, il était aidé par sa femme. C'est justement quand elle était tombée malade qu'il avait décidé de vendre. Je lui ai dit qu'au début au moins je travaillerai seul. Après j'essaierai peut-être de me faire aider. Un employé coûte plus que quelqu'un de la famille, a-t-il dit. Mais de toute façon, je n'avais pas de famille sur qui compter.
C'était vraiment pesant. Aussi parce qu'il n'y avait pas de jour de fermeture. Pendant les deux mois où l'homme venait c'était différent, mais quand il a cessé de venir et que tout le travail m'est retombé dessus, j'en ai senti tout le poids.
Entre temps j'avais trouvé un minuscule appartement, une mansarde à deux pas du kiosque. J'avais écrit plusieurs fois à Lorenzo. Quand j'ai reçu sa première réponse, j'ai été heureux. Il disait qu'il pensait à moi, que je lui manquais vraiment. Lui aussi il me manquait. Et pas que physiquement. Avec Domenico j'avais fait l'amour deux ou trois fois, mais c'était à l'évidence une aventure sans suite : il était attaché à son amant.
Domenico m'a suggéré de renforcer la section des revues gays et de les donner aux clients de façon discrète, dans des enveloppes anonymes et fermées. Peu à peu je me suis fait une solide clientèle fixe de gays. Ça allait de garçons de seize ans (auxquels je n'avais pas le droit de vendre ces revues, mais pouvais-je leur demander leur âge et leur carte d'identité ?) aux petits vieux furtifs, de l'ouvrier au cadre respectable. Certains même me plaisaient. Mais ils ne restaient pas parler. Même ceux qui achetaient les revues sans gêne apparente se bornaient à les prendre, les payer et s'en allaient aussitôt. Les seules exceptions étaient mes connaissances du bar gay, mais je n'y allais presque plus, j'étais bien trop fatigué le soir.
Lorenzo m'écrivit une lettre très triste où il me disait que sa femme s'était mise avec un autre et qu'elle lui avait écrit de ne pas se montrer quand il sortirait. "Je n'ai plus personne qui m'attende dehors." écrivait-il. Je lui ai répondu que j'étais désolé pour lui mais que quelqu'un l'attendait encore : moi.
Contrairement à son habitude, il répondit très vite. Une lettre brève. Il me remerciait et me disait être heureux de pouvoir compter au moins sur notre amitié.
Il écrivit à nouveau pour dire qu'à présent il avait un garçon qui venait d'arriver : "... il est gentil, mais je ne peux éviter de le comparer à toi. Diego n'est pas gay et même s'il me laisse le baiser, je sais que c'est juste pour être protégé des autres. Il n'est pas capable de me donner ce que tu toi me donnais : je le vois à présent. Il ne me donne que son corps et si plaisant qu'il soit de baiser à ma guise, il me manque ta douceur, ton affection, ton sourire." Puis il me demandait si j'avais trouvé "un ami".
Je lui ai répondu que non : quelques aventures, peu, d'ailleurs, mais rien de sérieux. Et, pour la première fois, je lui écrivis qu'il me manquait beaucoup de faire l'amour avec lui : "Avec toi c'était différent, j'étais vraiment bien, parce que je sentais que pour toi non plus ce n'était pas que physique. Je sentais être important pour toi presque autant que tu l'étais pour moi."
Dans sa réponse il demandait pourquoi j'écrivais "presque". Alors je me suis décidé à lui avouer ce que j'éprouvais vraiment pour lui : "... parce que moi je t'aimais. Je sais que tu es hétéro et que tu ne peux pas aimer quelqu'un de ton sexe, et que tu n'étais avec moi que faute d'alternative : en tôle tu ne pouvais pas avoir ta femme, j'étais juste un substitut provisoire. Pour moi par contre c'était différent. Voila pourquoi ce 'presque'. Quoi qu'il en soit, tu m'as beaucoup donné, je t'en remercie et je ne l'oublierai jamais."
Cette fois-ci la réponse se fit attendre et j'ai craint que, lui ayant tout révélé sur mes sentiments, je l'aie troublé, voire dérangé. Une vingtaine de jours plus tard sa lettre est arrivée.
"Cher Alberto, ta lettre m'a surpris mais après, en la relisant et en repensant à nous deux, je me suis dit que j'avais été aveugle de ne pas avoir compris tout de suite ce que tu éprouvais vraiment pour moi. Tu me dis que parce que je suis hétéro je ne peux pas aimer un homme. C'est peut-être vrai, et pourtant ce que j'ai éprouvé pour toi est sans doute quelque chose de spécial qui me manque à présent. Tu as été très important pour moi, sois-en sûr, même si je ne sais pas si je peux dire que c'est comme ce que tu ressentais pour moi. Mais si aujourd'hui, quand je m'isole avec Diego, je n'ai envie que de me soulager, avec toi c'était différent, crois-moi s'il te plait. Rien que te voir me plaisait aussi, et quand on mettait la couverture en rideau, j'étais heureux de pouvoir être près de toi, de pouvoir te regarder être regardé et touché par toi. Tout le reste disparaissait derrière ce rideau, il n'y avait que nous deux et c'était beau. Grâce à toi je n'avais même pas l'impression d'être en tôle, je ne sais pas si tu comprends. Diego a hâte que ça finisse, même s'il me laisse faire tout ce que je veux, mais peu m'importe, me soulager me suffit. Avec toi par contre, j'aurais voulu que ça ne finisse jamais."
Il n'avait pas eu le courage de me dire que lui aussi m'aimait ? Ou alors n'était-ce pas de l'amour de sa part ? Parfois nous sommes si compliqués que nous ne nous comprenons même pas nous-mêmes.
Je tenais le kiosque depuis près de six mois quand j'ai rencontré Paolo. Il venait souvent acheter des revues gays. Un jour il m'a demandé si j'avais la dernière édition de "Gay Italia".
"Non, je ne l'ai plus." J'ai répondu.
"Dommage."
"Si tu veux, je peux te le commander."
"Ça me ferait plaisir."
"J'ai vu que tu l'achètes toujours. Tu veux que je t'en garde un exemplaire tous les mois ?"
"Vous seriez vraiment gentil. Je m'appelle Paolo."
"Enchanté, Paolo. Moi c'est Alberto. Mais dis-moi tu, on a presque le même âge."
"Et bien... moi j'ai dix-huit ans..."
"Je t'en donnais plus : moi j'en ai vingt-quatre. Bon, ce n'est pas si éloigné, hein ? Tu es étudiant ?"
"Je passe un bac artistique."
"Et que comptes-tu faire, après ? La fac ?"
"Non, je voudrais travailler, mais par les temps qui courent... je vais être chômeur. Je n'ai pas envie de vivre aux crochets de ma famille."
" Tu habites chez tes parents ? Tu as des frères ?"
"Oui, nous sommes quatre et je suis le second."
"Tu habites loin ?"
"Un peu après la nouvelle prison."
J'allais lui dire qu'alors on avait été presque voisins, mais je me contentais d'acquiescer. Ce garçon me plaisait. Mais, après deux ou trois blagues banales, il me salua et partit.
La semaine suivante il revint et je lui remis le nouveau et l'ancien numéro de la revue, glissés dans une enveloppe où j'avais écrit son nom.
"Merci, alors tu t'es souvenu de moi."
"Bien sûr, tu en doutais ?" je lui ai répondu avec un sourire.
"Non, mais... va savoir combien de monde passe par ton kiosque. Je ne suis qu'un parmi tant d'autres."
"Mais non, au contraire. Ne serait-ce que parce que je sais que tu t'appelles Paolo, que tu as dix-huit ans, que tu vas passer ton bac et que tu cherches du travail."
"Oui. Sans trop de chances."
"Ça te dirait de venir travailler au kiosque ? Je dois trouver quelqu'un et... ce n'est pas un boulot terrible, mais... au moins tant que tu ne trouves rien de mieux, après ton bac."
"Tu me prendrais vraiment pour travailler avec toi ?" me demanda Paolo en s'illuminant et en me souriant.
"Oui, c'est dur pour moi d'être là toute la journée, tu pourrais me remplacer et on pourrait garder le kiosque ouvert un peu plus longtemps, en faisant huit heures d'affilée."
"Alors je ne travaillerais pas avec toi mais pour toi."
"Ça te gêne ?"
"Non, c'est d'accord, je te remercie."
"Mais au début on travaillera ensemble, le temps que tu apprennes.... Et quand on se relaiera..."
"Alors on pourra parler un peu ?" dit-il encore avec son sourire lumineux.
J'aurais voulu lui dire qu'il me plaisait, que moi aussi j'étais gay, que j'aurais aimé mieux le connaître et... mais je ne savais pas par où commencer pour ne pas avoir l'air de lui proposer un travail en échange d'une baise...
Il m'a demandé : "Tu as une copine, Alberto ?"
"Hein ? Non."
"Mais tu es beau garçon... et sympathique."
"Les filles ne m'intéressent pas... je... je suis comme toi."
"Tu veux dire gay ?" dit Paolo en s'illuminant.
"Oui, bien sûr."
"Ah, bien." dit-il simplement. On s'est tus un moment, puis il m'a demandé : "Et... je suis ton genre ? Parce que tu es le mien."
Il l'avait dit avec simplicité, sans hésiter, tranquille, et il attendait la réponse en me regardant, les yeux calmes et sereins.
"Oui, tu me plais. Mais ce n'est pas pour ça que je t'ai proposé ce travail. Je veux dire, pas pour te mettre dans mon lit. C'est juste que tu m'es sympathique et que je sens pouvoir me fier à toi."
"Merci. Mais j'aimerais que nos rapports ne soient pas que professionnels. A moins que... tu as un copain, toi ?"
"Non, pas vraiment. Et toi ?"
"Moi non, je suis libre. Comment ça, pas vraiment ?"
"Un type me plait beaucoup et je le reverrai peut-être dans quelques mois. Mais j'ignore si on se mettra ensemble comme j'espère, ou pas. D'ailleurs je crains que ce soit plutôt non..."
"Tu en es amoureux ?"
"Oui."
"Et lui ?"
"Il est hétéro, même s'il y a déjà eu une histoire entre nous. Et à présent sa femme l'a quitté."
"S'il y a eu une histoire entre vous, au pire il est plus bi, pas hétéro. Mais lui, il t'aimait ?"
"Je ne sais pas. Peut-être que oui. Mais au fond, je crois que lui-même ne le sait pas. Je ne sais vraiment pas. Parfois on prend ses désirs pour des réalités."
"Je comprends. Alors maintenant tu l'attends."
"Oui, pour voir si... si je n'ai eu que des illusions ou pas."
"De toute façon, même sans qu'on devienne amants, je ferais volontiers l'amour avec toi, si tu le veux aussi."
"Tu me plais, Paolo. Beaucoup. Il m'est difficile de te dire non."
"Si je viens quand tu fermes, tu m'emmènes chez toi ? Tu vis seul ?"
"Oui. Tu viendras vraiment ?"
"Bien sûr. Alors à plus tard." dit-il, joyeux, et il me salua d'un geste et s'en alla.
Il me plaisait beaucoup. J'ai attendu l'heure de la fermeture avec une certaine impatience. Je l'ai vu arriver quelques minutes avant que je m'apprête à fermer. Il m'a salué en souriant. Nous sommes allés chez moi. Nous avons mangé un morceau, bu et parlé.
Puis il m'a dit : "Nous allons nous asseoir sur ton lit ?"
"Oui."
Nous nous sommes levés de table, avons enlevé nos chaussures et nous sommes assis sur le lit. Je l'ai pris dans mes bras et il m'a offert ses lèvres. Je l'embrassais, nous nous embrassions. Il était doux, frémissait et soupirait, il se serra contre moi et ses deux mains glissées sous ma chemise me caressaient le dos. Nous nous déshabillions peu à peu, l'un l'autre. Il avait un beau corps et son membre frémissait sous mes caresses. Nus, il m'a poussé sur le dos et s'est penché pour me lécher et m'embrasser sur tout le corps. Il savait faire. Peu après nous étions sur le côté, tête-bêche, enlacés dans un magnifique soixante-neuf. Un de mes doigts s'insinua entre ses petites fesses fermes et s'attarda sur l'anus velouté.
Il frémit fort et me murmura d'une voix chaude : "Tu me veux ?"
"Oui, je te veux."
"Prends-moi, alors." dit-il en se retournant pour s'offrir à moi, puis il dit : "Mais prends du gel."
J'en ai pris et je l'ai préparé. Puis je l'ai pénétré.
"Oooh, Alberto, que c'est bon... oooh, je le voulais vraiment..."
"Ça te plait ?"
"Oui, et toi ?"
"Oui, bien sûr."
C'était la troisième fois que je pénétrais un homme : le premier avait été Sergio, puis Lorenzo lors de notre dernière nuit ensemble. Paolo se pressait contre moi pour mieux apprécier mon membre, à chacun de mes à-fonds en lui. Mes mains s'affolaient sur sa poitrine, son ventre, son sexe dressé et frémissant et lui gémissait, heureux. Il tourna la tête vers moi et je compris qu'il voulait que je l'embrasse. Nos bouches se trouvèrent tandis que je continuais à pomper en lui avec toujours plus de plaisir. A lui aussi ça lui plaisait et il était tout frisson. Quand j'ai senti que j'allais décharger tout mon sperme en lui, il a joui lui aussi, saisissant son maillot et déchargeant dedans pour ne pas tâcher le lit.
Quand nous nous sommes détachés, il s'est tourné vers moi, souriant, il m'a serré fort et il a murmuré : "Dieu que c'était bon ! Ça m'a plu à en crever, Alberto !"
"Oui, à moi aussi."
On s'est embrassés avec douceur, il me caressait sur tout le corps et ses doigts légers et experts peu à peu me valurent une nouvelle érection. Lui aussi bandait de nouveau et quand il s'est de nouveau offert à moi je n'ai pas su lui dire non.
Cette fois il s'est mis sur le dos, a passé les jambes sur mes épaules et m'a dit, avec un sourire doux : "Prends-moi comme ça : je veux voir ton visage pendant que tu me prends."
Je lui ai souri et je l'ai pris à nouveau. Son beau visage s'illumina pendant que je le pénétrais et cela m'excita encore plus. Je l'ai pris avec vigueur et je sentais son membre frotter contre mon ventre à chaque fois que je me poussais en lui.
"Tu es beau, Alberto." murmura-t-il.
"Toi aussi, Paolo, tu me plais."
"Je le sens. Je suis content de t'avoir rencontré."
"Moi aussi."
"Tant qu'il ne revient pas, jusqu'à ce que tu comprennes si... Tu veux de moi avec toi ? Tu feras l'amour avec moi ?"
"Volontiers."
Pendant que je le prenais son visage était lumineux et j'ai compris qu'il avait un plaisir intense et cela me plaisait. Il me caressait la poitrine, les flancs, le dos. Comme j'avais joui peu avant, cette fois la pénétration dura plus et son expression béate s'accentuait peu à peu. Quand finalement j'ai de nouveau senti l'orgasme approcher, je me penchais sur lui pour l'embrasser et il m'a répondu par un baiser profond, passionné, pendant qu'il me serrait contre lui et me caressait longuement l'épine dorsale. En frissonnant de plaisir, je déchargeais en lui à longs jets, en gémissant. Je l'ai senti jouir entre nos ventres.
Haletant, encore en lui, je m'abandonnais sur lui et lui aussi étendit les jambes et se relâcha. Je l'ai serré entre mes bras et mes jambes en lui posant de petits baisers sur le visage.
Les yeux rieurs, il m'a demandé : "Ça t'a plu ?"
"Beaucoup."
"A moi aussi. Je voudrais rester comme ça, jusqu'à demain. Mais je dois rentrer, malheureusement. Personne ne m'a jamais aussi bien pris. J'adore te sentir en moi, c'est trop bon. Je n'ai jamais eu autant de plaisir."

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Un cahier de prisonnier (5/12) de Andrej Koymasky
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